Contact

Pour faire un beau vélo, il faut beaucoup discuter.
C’est ici que ça commence.

Nous contacter par mail
Nous téléphoner

04 63 08 31 60
06 07 14 82 18
Du lundi au vendredi, 8:30–12:00, 13:30–16:30

Nous rendre visite

49 Rue Victor Hugo, 63110 Beaumont
Du lundi au vendredi, 8:00–17:00
Prévenez-nous avant de passer

Menu

Le journal de bord

Où on vous raconte la vie dans l’atelier, les sorties sur les routes et les chemins, les histoires de nos vélos et celles de leurs propriétaires.


Récapitulatif des événements Victoire à venir

Cet automne, l'équipe Victoire participera à plusieurs événements. Retrouvez ici les informations les plus importantes sur ce programme, en espérant pouvoir vous croiser à l'une de ces occasions.

Cette année, Victoire ne sera malheureusement pas en mesure de participer au Concours de Machines. Cette compétition technique entre cadreurs artisanaux, qui est revenue sur le devant de la scène en 2016, aura lieu du 9 au 12 septembre.

Cette année, le concours a subi deux reports de dates successifs dus à la situation sanitaire. Nous avons même craint un moment qu'il ne pourrait pas avoir lieu. Ces incertitudes couplées à une période d'activité intense à l'atelier, a bousculé notre programme.
Malgré la réalisation d'un premier prototype prometteur, nous avons décidé, non sans peine, de renoncer au Concours de Machines 2021. Victoire a remporté deux éditions du Concours et nous savons le temps nécessaire pour réaliser un vélo digne de concourir. Malheureusement, c'est justement ce qui nous a manqué. Ce n'est que partie remise, car nous comptons bien y participer les années suivantes !

La seconde braderie Victoire aura lieu le vendredi 10 septembre. Après une première édition qui nous a permis de libérer de la place dans notre atelier, cette journée vous permettra de trouver à nouveau de nombreuses pièces, vélos et accessoires neufs et d'occasion à prix cassés.

Cette fois-ci, nous souhaitons fédérer en un même endroit différents acteurs locaux du cycle d'occasion et de la mobilité douce. Vous pourrez par exemple retrouver à nos côtés Les bicyclettes du grenier (réparation et réhabilitation de vélos) et Vélocité 63 (association travaillant à attirer l'attention sur les bienfaits du vélo urbain) qui vous proposeront pièces et informations durant l'ensemble de la journée.
Cette journée d'échanges sera totalement gratuite et sans inscription !

Du vendredi 24 au dimanche 26 septembre, en Espagne, près de Gérone aura lieu la Sea Otter, un festival européen du cycle qui a réuni l'an dernier un grand nombre de marques, sportifs et visiteurs. Nous y tiendrons un stand sur l'ensemble des trois jours, sur lequel nous exposerons certaines de nos réalisations.

Les portes ouvertes Victoire auront ensuite lieu le vendredi 15 octobre. A cette occasion, vous pourrez rencontrer notre équipe et découvrir comment sont fabriqués les vélos Victoire et Distance.

Des visites guidées seront organisées tout au long de la journée. Vous pourrez y voir nos cadreurs en plein travail d'usinage, de soudure ou encore de polissage. C'est une excellente occasion d'essayer un modèle Distance, ou encore de nous poser toutes les questions que vous avez en tête !

Nous vous tiendrons informés du déroulé de ces événements sur notre site web nos réseaux sociaux. et surtout, nous espérons vous rencontrer à l'occasion de l'un d'eux !


Manivelle, Gaby et la Three Peaks bike ride

La Three Peaks bike race est une épreuve longue distance de bikepacking qui traverse trois cols majeurs : Le Mangart Pass, La Grosse Scheidegg et enfin le col du Tourmalet. Les participants, qui doivent être totalement autonomes, réalisent leurs propres traces reliant ces 3 checkpoints pour une distance totale d'environ 2450 kilomètres et une arrivée à Montserrat, à Barcelone.

Notre ambassadeur Manivelle a participé à cette édition de la Three Peaks Bike ride en compagnie de son fidèle Gaby, le Victoire n°410. Nous revenons ici rapidement sur le matériel utilisé par Matthieu, car celui-ci vous partagera prochainement son parcours et son expérience en détail sur le site de Café du Cycliste.

Manivelle s'est donc aligné sur cette épreuve avec Gaby et son set de sacoches Helmut. Pour rappel, Gaby est le Victoire dédié à la longue distance de Matthieu, qui l'a accompagné sur bon nombre d'épreuves de ce type. Pour une distance d'environ 2600 kilomètres en autonomie, il convient d'emporter avec soi le matériel nécessaire et essentiel tout en restant léger.

Le kit de sacoches de bikepacking Helmut assure à Matthieu étanchéité et légèreté. La sacoche de cadre est vissée dans les tubes, permettant de la maintenir bien arrimée et de supprimer les scratchs et sangles d'usuelle utilisés pour le maintien. Les autres sacoches demeurent facilement accessibles et retirables au besoin.
Le cockpit de Manivelle présente de nombreux espaces de rangement, permettant d'avoir de nombreuses choses à portée de main une fois sur la selle, afin de pouvoir assumer de longues heures de guidon sans poser pied à terre.

Cette configuration présente une contenance totale de 26 litres et demi. Cela peut sembler peu pour les voyageurs habitués aux sacoches latérales, mais cela permet d'emporter avec soi l'ensemble du matériel nécessaire pour être autonome : Couchage, vêtements, outils...

Point très important, Manivelle s'est assuré d'être bien visible dans la pénombre. Sur ce type d'épreuve, les coureurs sont forcément amenés à rouler de longues portions de nuit. Par conséquent, il a équipé Gaby de réflecteurs se plaçant sur les rayons, de stickers réfléchissants et emporte également avec lui une tenue visible de nuit. A cela s'ajoute l'éclairage du vélo, autonome car alimenté par le moyeu dynamo avant SON monté à l'atelier. Ainsi, sa monture est visible à 360° durant la nuit.

Matthieu, après de nombreuses épreuves et sorties longue distance en compagnie de Gaby, nous a fait parvenir un retour sur le matériel qu'il a utilisé durant la Three Peaks bike race, mais aussi sur les différentes utilisations qu'il fait de son Victoire :

« Partant du fait que Gaby a clairement été conçu pour de la randonnée sportive, c’est dans ce cadre là que je l’utilise. Son terrain de prédilection est l’aventure bikepacking, sur route, routes de campagne endommagées et voies cyclables gravillonnées, mais il est aussi tout à fait capable de franchir bien des obstacles gravel. »

« Le spectre des ces aptitudes l’emmène naturellement sur les épreuves d’ultra distance en autonomie complète, devenues au fil du temps ma discipline de prédilection. Dans ces courses, nous retrouvons très régulièrement une alternance de tous ces terrains, et aidé par un train de pneu Teravail Rampart en grosse section (42) et en basse pression tubeless, Gaby est devenu mon allié de choix tant par son aisance, sa fiabilité que son rendement et son répondant. »

« Bien entendu, il faut garder en permanence une certaine niaque mentale et un niveau athlétique homogène sur ces si longues épreuves pour espérer décrocher un classement ou même juste pouvoir en arriver au bout. Mais la machine joue un rôle primordial tant elle sait se faire discrète sur les vibrations, sur l’homogénéité de son comportement qui la rend facile à emmener ainsi que la justesse de sa position de pilotage qui ne fatigue ni ne blesse le corps.

Restera les éléments extérieurs à gérer comme la météo, pour sauvegarder corps et machine. Ce n’est pas anodin, si par beau temps il suffit de bien penser à huiler sa transmission et tout ira au mieux, dès que les orages s’en mêlent pour plusieurs jours et en haute montagne, la donne change. Là ou le corps est parfaitement positionné et malgré l’utilisation de toutes les crèmes du monde, la pluie viendra s’immiscer entres toutes les zones de contact et viendra creuser son mal quoi qu’il arrive. Si les appuis étaient mauvais de base, c’est la blessure assurée. Dans mon cas, les appuis sont homogènes et efficients, ni trop sur les avants bras, ni trop droit sur les ischions, les appuis pédales au bon endroit, tout cela aide à maintenir une pression minimale et limiter les dégâts. »

« Pour la machine, le principal soucis est l’infiltration d’impuretés. Les milliers de litres d’eau qui se sont abattus sur nous avec violence n’ont pas épargnés les transmissions. Cette eau mêlée aux micro-particules de terre, de cailloux, de tout ce qui fait la montagne, vient s’incruster dans les shifters, faire sa vie lentement mais surement dans les gaines. C’est presque inévitable et plutôt que de se voiler la face, il est sage de prévoir un "arrêt au stand" en cours de route.

Ce fut mon choix, je l’ai fait dans les Pyrénées pour seulement un changement de câble de dérailleur et un nettoyage du shifter afin de terminer l’aventure sereinement.

Ce fut Luchon Mountain Shop qui a pris en charge avec brio ce petit entretient, où j’ai eu le plaisir de découvrir que le patron connaissait et appréciait Victoire Cycles, et était très content de m’aider sur une si belle machine. Ça fait toujours plaisir ! Dans ce type de course, tout ne se joue pas qu’à la pédale et ceci en est un bon exemple. Il vaut nettement mieux se poser une petite heure dans une ville agréable pour faire ce type d’entretien avec la certitude d’avoir une machine optimale entre les mains que de partir bille en tête et se retrouver au milieu de nulle part avec une transition définitivement grippée et tant d’efforts physiques réduits à néant. »

« Pour les randonnées classiques où j’embarque du matériel photo et beaucoup d’affaires de bivouac, j’ai un setup Helmut sur Klickfix et rack arrière Carradice Bagman. Si cela ne suffit pas, je monte un rack supplémentaire grâce aux inserts arrière et je rajoute deux paniers. Cette solution est optimale pour des reportages photos, par exemple. »

« Pour les courses, c’est différent. Je fait partie des pilotes prudents qui embarquent beaucoup de matériel afin d’être en réelle autonomie et ne jamais être surpris par la météo. Avec Helmut, nous avons développés un ensemble léger, compact et sportif.

En dehors de la fourche, plus de rack ni de klickfix dans cette configuration au profit d’un ensemble auto-porté par sangles :

• On profite de l’installation des prolongateurs pour y fixer la Banjo Bag dédiée, qui accueillera différents types de gants, la veste de pluie et quelques petites accessoires.

• La sacoche de selle recevra le bivouac avec un pantalon et chaussons en doudoune, un bivy, un matelas, un oreiller, un cache yeux. Il reste même un peu de place pour une chambre à air de secours.

• Les sacoches sur fourche se rempliront des vêtements. Si la journée il peut faire plus de 40° comme sur les longues routes espagnoles, il vaut mieux prévoir aussi l’inverse comme les températures négatives en haute montagne. Nous y trouverons donc une doudoune, un gilet chaud, un coupe vent, jambières et manchettes, un jersey manche longue, tout comme si on partait en plein hiver, et croyez moi, tout à servit.

• Le reste des sacoches de cadre et de guidon serviront à dispatcher les équipement électroniques, la nourriture, la pharmacie, les outils et petites pièces de rechanges, etc. »

« N’étant pas obsédé du poids, j’ai arrêté depuis longtemps de compter pour me focaliser sur - De quoi ai je vraiment besoin ? - Je pense qu’en version course l’ensemble doit tourner autour des 15 / 16 kg ce qui, vis à vis du matériel embarqué, est un très bon score. »

« Aujourd’hui Gaby à plus de 22000 km. Il m’a fait traverser l’Europe sur une de mes trois Transcontinental Race, grimper parmi les plus hauts cols Alpins sur les 7 Majeurs en moins de 48h, sillonné l’Italie entre deux volcans sur la Two Volcano Sprint et maintenant retraverser avec brio l’Europe et ses principaux massifs lors de la Three peaux Bike Race. Et j’en passe. Le choix de l’acier et son rendement presque mystique, d’une conception sur mesure alliée à des composants de qualité a largement prouvé son efficacité sur le terrain en condition extrême plus que tout autre blah blah, mon niveau athlétique ne cesse de progresser grâce entre autre à la confiance que j’ai en mon matériel…

L’aventure continue ! »

Manivelle est bien arrivé à Barcelone (photo ci-dessus). Il se remet de l'épreuve et partagera ensuite dans les jours à venir un récapitulatif complet de celle-ci sur le site de Café du Cycliste (que vous pourrez retrouver en lien ici dès sa parution). Nous sommes ravis de voir que Gaby et lui demeurent inséparables et le félicitons encore pour cette belle performance !

Les "stretchs" de Manivelle, c'est à dire les tronçons de trajet effectués entre les différents moments de sommeil qui ponctuent la course, sont disponibles sur Komoot. Pour retrouver ceux-ci, nous vous invitons à cliquer ici.
Nous vous disons a très bientôt pour de nouvelles aventures Victoire.


Les porte-bagages légers Victoire

Ces dernières années ont vu arriver un nouveau type de bagagerie aujourd'hui omniprésent dans le domaine du voyage à vélo : les sacoches bikepacking. Jusqu'à lors, la solution des porte-bagages et des traditionnelles sacoches s'imposait souvent par défaut, y compris pour les courts trajets nécessitant d'emmener peu de matériel. Les sacoches bikepacking ont rendu possible le chargement léger de vélos ne disposant pas de fixations, convenant alors à un large public désireux de ne prendre que le nécessaire tout en ne sacrifiant pas la mobilité de leurs montures. Les avis sur la question sont nombreux : nous vous partageons aujourd'hui notre vision des choses.

Le Victoire n°470 illustre bien l'idée d'un vélo chargé de manière traditionnelle : les sacoches, volumineuses et bien arrimées à des porte-bagages, permettent d'emporter beaucoup de matériel. Ce type de chargement (qui présente généralement autour de 100 litres de contenance) convient parfaitement à de longs trajets en autonomie totale. On regarde ici moins le poids de la monture que sa capacité à subvenir à des besoins.

Le Victoire n°470 a été conçu pour réaliser le tour du monde. Il convient alors d'emmener avec soi une certaine quantité de matériel car les longs trajets exigent de se préparer à des climats et des terrains différents. Dans la liste des incontournables, on peux notamment citer : De quoi dormir (tente, hamac, sac de couchage, tapis de sol...), un réchaud, des vêtements, un important volume d'eau pour les zones arides ou non habitées.

Voici l'exemple inverse : notre Distance 60 édition Escapade (si vous ne connaissez pas notre seconde marque Distance, également produite à la main dans nos ateliers, nous vous donnons rendez-vous ici !) dispose d'un chargement de type bikepacking. Les sacoches ont une capacité de chargement moindre vis-à-vis d'une sacoche classique et sont directement arrimées au cadre, à la tige de selle, ou à la fourche grâce à un système de sangles ou de scratchs. Ce système permet donc d'emporter du matériel essentiel sans porte-bagages et sans fixations.

Le Distance 60 Escapade vient avec des sacoches représentant un total de 15L de contenance. A cet exemple, on peux rajouter une sacoche se plaçant à l'intérieur du triangle avant, une sacoche arrimée au cintre...

Chaque système présente ses avantages et ses inconvénients. A l'atelier, nous pensons qu'il est possible de créer une jonction entre ces deux catégories. En effet, lorsque l'on se dirige vers du bikepacking tout en souhaitant emporter avec soi un peu de confort et d'autonomie pour plusieurs nuits, on peut être confronté à la principale faiblesse du bikepacking : ses fixations. Les sacoches viennent alors à bouger, à se desserrer, ou à appuyer sur les gaines car trop chargées. Il est alors également possible que la peinture du vélo soit endommagée par frottements répétés.

Les sacoches de cadre du Victoire n°417 ou du Victoire n°413 sont directement fixées sur le triangle avant. Ainsi, la peinture du vélo est préservée et les sacoches ne bougent pas.

Chez Victoire, cela fait deux ans que nous cherchons à proposer des solutions permettant de contourner les principaux problèmes que peuvent poser l'utilisation de sacoches de bikepacking. Le Victoire réalisé pour le Concours de Machines 2019 dispose par exemple d'une sacoche de cadre fixée sur les tubes du triangle avant.
Les solutions que nous proposons ci-dessous sont l'aboutissement de ce travail de reflexion et de recherche.

Vous les avez peut-être remarqués sur le Victoire n°491 : ses porte-bagages proposent un système simple, léger et solide. Conçus par Julien et réalisés par Olivier notre chef d'atelier, ils permettent l'arrimage de "dry-bags" (ces sacoches étanches en forme de tube dont la fermeture se fait par plis successifs) en utilisant des sangles de type Voile straps.

Le démontage et remontage du chargement est extrêmement rapide : il suffit de desserrer les sangles passant à l'intérieur des many-things cages. Il en va de même pour les porte-bagages en photo, avant comme arrière : seules trois vis à l'empreinte BTR suffisent à leur maintien. Il est donc très simple de les placer en départ de weekend et de les retirer à votre retour.

Autre point fort notable qu'offrent ces porte-bagages : le poids. En effet, les sacoches utilisées pour cette configuration sont légères, tout comme l'ossature en baguettes d'inox minimaliste qui permet de les fixer.

Le porte-bagages arrière du Victoire n°491 permet de placer trois sacoches. Julien a même remplacé l'une d'elle par sa tente légère !

Bien que ne permettant pas d'y fixer des charges lourdes, ces porte-bagages permettent tout de même d'emporter votre tente, votre réchaud, votre duvet et tout ce qui est nécessaire pour passer plusieurs jours en autonomie sans sacrifier l'idée de confort.

Celui placé sur la fourche permet la fixation de matériel léger et rapidement accessible, tel des vêtements, un duvet ou même une pompe.

Grâce à ce système, il est possible d'emporter avec soi plus de matériel que le permettraient des sacoches de bikepacking, tout en profitant de fixations solides qui ne bougeront pas lorsque vous passerez en danseuse ! L'ensemble reste relativement léger et permet de conserver une certaine mobilité. C'est donc le compromis idéal entre un équipement bikepacking et des sacoches latérales classiques.

D'autres modèles de ce type sont en réflexion ou ont déjà été conçus par Olivier et Julien pour des projets précis.

La fabrication artisanale permet ici de penser des systèmes parfaitement adaptés à l'utilisation que souhaitent en faire leurs propriétaires.

Ces deux porte-bagages sont les premiers nés d'un concept que nous comptons bien utiliser de nouveau à l'occasion d'autres projets. Vous aurez l'occasion d'en voir paraître équipés sur des Victoire dédiés à l'aventure !


Les poinçons des cadreurs Victoire

Récemment, nous avons choisi d'inclure aux vélos Victoire un élément soulignant le côté artisanal de nos réalisations. Vous avez peut-être aperçu cet élément sur l'arpenteur de Julien récemment paru : nous vous présentons aujourd'hui les poinçons des cadreurs Victoire.

Nous placions déjà sur les cadres Victoire, sous le boîtier de pédalier, une plaque frappée du numéro du vélo. Cette plaque confirme l'authenticité de la réalisation, chaque numéro étant unique. Depuis notre nouvelle identité graphique, un marquage situé sur le tube de selle des vélos Victoire indique également les personnes étant intervenues sur le projet pour mener à bien sa réalisation.

Tous les vélos Victoire disposent de leur plaque d'identification située sous le boîtier de pédalier.

Le marquage que nous plaçons sur le tube de selle depuis notre nouvelle identité graphique renseigne le concepteur, le cadreur, le monteur ainsi que la série de tubes utilisée pour la fabrication du cadre.
Il affirme le caractère unique du projet et souligne son côté artisanal.

Ce dont nous parlons aujourd'hui est petite pièce de cuivre qui, tout comme la plaque d'identification que nous plaçons sous le boîtier de pédalier, confirme l'originalité du vélo. En effet, chaque cadreur a fait le choix d'un symbole qui lui est propre, qu'il frappera sur une pièce avant de la braser sur sa réalisation telle une signature.

Il s'agit d'un élément discret qui ne mesure pas plus d'un centimètre et demi de diamètre. Cette petite pièce sera finalement passée sous le vernis final qui la pérennisera en même temps que la finition.

Les cadreurs passent de nombreuses journées à réaliser les projets sur lesquels ils interviennent. Ces projets, qu'ils suivent durant plusieurs semaines avant de les voir partir aux mains des clients avec plaisir, comporteront ainsi une signature faisant preuve du travail qu'ils ont réalisé.

Le poinçon visible en photo est celui d'Olivier, notre chef d'atelier. Il représente un Daruma, figurine japonaise sacrée dont le premier oeil est dessiné lors de la formulation d’un voeu, le second l’étant une fois ce voeu réalisé. Olivier ayant dernièrement travaillé à l'élaboration de différents projets et prototypes, c'est un symbole que vous pourrez apercevoir sur certaines de nos futures publications.

Ce poinçon sera progressivement intégré aux réalisations Victoire et fera partie intégrante de notre nouvelle identité graphique. Il sera majoritairement placé sur le tube de selle des projets. Vous découvrirez donc petit à petit les emblèmes choisis par les membres de l'atelier au fil des projets !


Le départ du Love Tour des Artisans du Cycle

Ce samedi 3 juillet avait lieu le départ du Love Tour des Artisans du Cycle. Les participants sont partis de notre atelier, la première étape du Love Tour 2021, pour 21 jours à la découverte de l'artisanat du cycle français.

La matinée de ce samedi débuta avec l'arrivée de Clinton Hill, coffee shop clermontois, pour servir du café moulu sur place et des cakes bios aux premiers visiteurs. Les premières visites guidées ont alors démarré aux alentours de 8h.

Les montures des participants, chargées en sacoches et quelques fois surprenantes, sont déposées petit à petit en face de l'atelier.

Le gros du groupe du Love Tour, qui est parti du camping de Cournon-d'Auvergne à 8h30, arrive à l'atelier et rejoint les premiers venus. Les visites guidées sont animées, les questions fusent. Ce fut un réel plaisir de parler de notre travail à autant d'interlocuteurs et d'entretenir des échanges si vivants.

Groupes par groupes, nous vous avons expliqué comment sont fabriqués les vélos Victoire et Distance, de l'usinage des tubes au polissage des cordons.

Elisabeth, membre de l'association participant à l'organisation et au bon déroulement du Love Tour 2021, prit alors la parole avec Bruno, conducteur du véhicule qui suivra les participants durant 21 jours. Présentations, remerciements et détails d'organisation sont de mise.

Nous avons ensuite procédé à un jeu de questions réponses porté sur l'univers de l'artisanat du cycle avec des accessoires Columbus à sa clé. Columbus a généreusement mis en jeu des cadeaux qui seront délivrés tout le long du Love Tour. Ceux-ci s'organisent en deux catégories :

D'une part, des accessoires (porte-bidons, T-shirts, stickers, gapettes...) qui seront délivrés à chaque étape par les artisans tout au long du Love Tour.

D'autre part, un kit de tubes Columbus Spirit ainsi qu'une fourche carbone permettant la fabrication d'un cadre complet qui seront attribués à un gagnant tiré au sort au terme du Love Tour. Une boîte Columbus se déplacera avec la camionnette du Love Tour, dans laquelle chaque participant a la possibilité de glisser un bulletin en vue du tirage. Il reviendra alors à la personne gagnante de choisir l'artisan en charge de la réalisation du cadre de son vélo, qui n'aura plus que le coût de la main d'oeuvre à régler.

En photo ci-dessus, l'urne Columbus qui suivra le Love Tour jusqu'à son terme avant le tirage au sort.

Le départ du Love Tour vers Saint-Pourçain, l'étape suivante de celui-ci, était annoncé pour 10h. Les participants se sont donc mis en selle et sont partis progressivement sous un temps plutôt humide.

Nous souhaitons remercier l'association des artisans du cycle et notamment Elisabeth, Bruno, Julien et Pascal pour pour la mise en place et l'organisation active de ce Love Tour ! Nous tenons à remercier également tous les participants que nous avons eu grand plaisir à recevoir.


Retour sur nos portes ouvertes

Les vendredi 11 et samedi 12 juin derniers se tenaient nos portes ouvertes. A l'occasion de ces deux jours ont eu lieu des visites guidées de notre atelier, notre braderie, la tenue de différents stands ainsi qu'une sortie à vélo commune le samedi matin. Nous revenons ici sur ces deux journées.

Le vendredi, nos visites guidées ont commencé dès 10h du matin. Groupe après groupe, notre équipe vous a montré les coulisses de notre atelier ainsi que le processus de fabrication des vélos Victoire et Distance.

Les visites guidées ont été l'occasion pour nous de vous montrer notre savoir-faire. Nous avons pu expliquer comment des tubes d'acier étaient transformés en des vélos peints et montés sans quitter notre atelier.

Nous vous avons également présenté certaines de nos dernières réalisations, ainsi que des Victoire significatifs tels que ceux du Concours de Machines.

Notre braderie, située juste à côté de notre atelier, a elle aussi démarré dès 10h. Nous y avons vendu bon nombre de pièces neuves et d'occasion en provenance de notre atelier et de notre équipe. Nous avons été ravis de voir que cyclistes aguerris comme néophytes ont pu y trouver des produits à leur convenance.

Il était possible de trouver à la vente des vélos d'époque et récents, des pièces neuves et de seconde main, des accessoires... Tout cela nous a permis de faire de la place dans notre atelier tout en évitant de jeter des objets qui pouvaient avoir une seconde vie.

Sur l'emplacement de notre braderie, le magazine 200 a tenu un stand où il était possible d'acheter des numéros, de s'abonner ou encore d'acquérir des accessoires.

Notre stand de crêpes a proposé des crêpes sucrées à prix libre aux visiteurs jusqu'en début d'après-midi.

Nous avons finalement fermé nos portes à 18h pour laisser place à la journée de samedi.
Le départ de notre sortie vélo commune était prévu pour 8h. Au programme, une trace gravel dans les puys de 50km au départ de notre atelier.

Les participants se sont réunis sur notre espace braderie pendant que le soleil finit de se lever sur les puys. La journée s'annonce chaude, mais il fait encore frais.


Tom, notre monteur, fait une intervention pour renseigner les participants sur la trace qui sera roulée. Notre équipe, en connaisseuse des lieux, s'est organisée afin de ne laisser personne à l'arrière ou au dépourvu.

Le départ sera finalement pris à 8h30, avec un retour prévu aux alentours de midi.

Gravel, VTT, crampons, bande de roulement lisse, flancs noirs ou beiges... Il y en a pour tous les gouts, et tout le monde est le bienvenu.

Comme prévu, la trace emmène les participants dans des chemins qui offrent des paysages typiquement auvergnats, au niveau de la flore comme des paysages dans lesquels les puys viennent toujours à apparaître.

Pendant ce temps, une partie de notre équipe est restée à notre atelier pour les visites et la braderie qui ont repris leur cours à 10h.

Les visites guidées ont repris pour les personnes n'ayant pas participé à la sortie à vélo. Comme pour la journée du vendredi, il était possible d'essayer nos modèles Distance autour de l'atelier.

La journée s'est finalement terminée aux alentours de 17h30. Nous souhaitions remercier l'ensemble des personnes ayant participé à ces deux journées qui nous ont permis de partager notre travail.
Si vous n'avez pas pu venir à cette occasion, nos portes vous restent ouvertes tout au long de l'année. Nous proposons des visites guidées gratuites sur rendez-vous, à l'occasion desquelles il est également possible d'essayer nos vélos Distance.

N'hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis de vous accueillir !


Les trois belvédères de Clermont-Ferrand

L’histoire de Victoire est indissociable de Clermont-Ferrand et de l’Auvergne en général. De la piste monotrace à fort dénivelé au col goudronné de montagne en passant par les pistes forestières au milieu des puys, notre région offre pourtant des possibilités infinies. Nous avons donc souhaité partager avec vous nos parcours préférés, où tous les membres de l'atelier viennent tester de nouvelles idées et explorer leur région de naissance ou d'adoption..

Pour télécharger le fichier GPX (lisible par les appareils GPS) de ce parcours, cliquez ici.

Notre premier itinéraire est destiné à des vélos de type gravel avec des pneus de 45 minimum, mais il sera aussi très agréable au guidon d'un VTT de XC. Environ 80% de la trace n'est pas goudronnée, et certains secteurs présentent de forts dénivelés (positifs comme négatifs), des racines et de pierres.

Même si elle elle se déroule principalement en pleine nature, cette sortie est indissociable de la zone urbaine de Clermont-Ferrand. Vous ne serez jamais loin de la ville à vol d'oiseau, et vous pourrez toujours bifurquer rapidement pour écourter la sortie si besoin.

Au départ de l'atelier, le parcours contourne la ville du sud au nord, en passant par la chaîne des Puys à l’ouest de Clermont-Ferrand.

Les colonnes basaltiques du plateau de Gergovie.

Premier objectif : le plateau de Gergovie. Il y a 20 millions d'années, le plateau était composé de plusieurs volcans qui se sont recoupés. Les cratères sont ensuite devenus des lacs, se sont asséchés par sédimentation avant d'être recouverts par une dernière coulée de lave. C'est le revêtement très particulier que l'on retrouve aujourd'hui sous nos roues dans cet endroit chargé d'histoire. C’est en effet sur ce plateau niché à 700m d'altitude que Vercingetorix a tenu en échec les troupes de Jules César en 52 avant JC.

Ce plateau de 70 hectares est accessible par un chemin qui alterne terres collantes et cailloux. Il présente un dénivelé important sur les derniers mètres d'ascension, il faut donc en garder un peu sous les cales.... Le chemin débouche devant le monument commémoratif de Gergovie, réalisé en 1900 par l'architecte Clermontois Jean Taillard. Le panorama qui s'ouvre tout autour vous permet d’observer à la fois la plaine de la Limagne, les monts du Forez et du Livradois, la chaine des Puys mais également au loin les Puys du Sancy. 

Attention à la période de l’année : l’exposition au vent rend le climat rude, et la terre est souvent très collante en hiver, ce qui rend la progression difficile.

Une fois le plateau de Gergovie parcouru dans sa longueur, de l’est à l’ouest, il est temps de prendre la direction de la chaine des Puys.

Un petit chemin serpentant au dessus des communes de Romagnat et de Saulzet le Chaud vous emmènera directement dans la forêt qui surplombe la ville de Ceyrat. La forêt sectionale de Ceyrat, composée principalement de résineux, de hêtres, de châtaigniers et de chênes a été plantée au milieu du XIXème siècle. Elle s'étend sur 130 hectares a travers différentes petites gorges ombragées . Très agréable et dépaysante, elle a de faux-airs de sous-bois canadiens. Cette forêt est d'ailleurs sillonnée de traces pour le VTT enduro très joueuses, avis aux amateurs!

Une fois sorti de la forêt, vous aurez parcouru un dénivelé important et le plateau de la commun de Berzet vous permettra de souffler un peu. Le repos est cependant de courte durée car les Puys se profilent déjà à l’horizon. Une fois la ville de Lachamps derrière vous, prenez la route forestière qui traverse les puys de Laschamps et de Montchier.

Vous bifurquerez ensuite sur une petite trace entre les Puys de Salmon et Grosmaneaux pour rejoindre le col de Ceyssat, au pied du Puy de Dôme. Le chemin se prolonge ensuite à l’est du Puy de Dôme, avant de tourner à droite et de vous emmener au grand Traversin, sans doute l'un des plus beaux endroits des abords de Clermont-Ferrand. La encore, quelques pentes abruptes avantageront les vttistes ou les gravel équipés de cassettes à forte plage de développement.

Ce plateau, deuxième point de vue de notre sortie, vous offre une vue sur le Puy de Dôme, sur le Puy de Pariou et son fameux cratère parfait, mais aussi sur le bassin de Clermont-Ferrand et la plaine de la Limagne. Ainsi que sur des étendues moins urbanisées à l'Ouest de la Chaîne des Puys.

Vous continuerez votre chemin au nord, et après avoir contourné le Puy Pariou, vous traverserez la nationale pour atterrir sur le parking du Puys des Goules. Le dernier objectif n’est plus très loin, la croix de Ternant (962 m d'altitude). Ce belvédère, moins connu offre cependant une vue magnifique, notamment sur le plateau de Chanturge. Situé au nord de Clermont-Ferrand il présente une géologie similaire au plateau de Gergovie. Les plus téméraires pourront pousser la sortie jusqu’à ce plateau, les autres préféreront se laisser descendre plus doucement (malgré quelques relances) vers la capitale auvergnate.

Attention cependant si votre section de pneus est peu importante, car les derniers kilomètres sont accidentées, et la prudence sera de mise.


Les portes ouvertes Victoire

Nos portes ouvertes auront lieu le vendredi 11 et le samedi 12 juin. Durant ces deux jours, nous aurons l'occasion échanger avec vous et vous présenter notre travail. Nous vous partageons aujourd'hui le programme détaillé, ainsi que toutes les informations au sujet de la sortie Gravel ayant lieu samedi matin.

Vendredi 11 juin

Nous ouvrirons nos portes au public dès 10h. Au programme, visites guidées de notre atelier et de notre showroom durant lesquelles vous pourrez découvrir notre savoir-faire sous ses moindres détails. Vous pourrez y découvrir nos dernières réalisations ainsi que des Victoire emblématiques tels que ceux réalisés à l'occasion des différents Concours de Machines.

Pour signaler votre présence à ces visites guidées, nous vous prions de remplir le formulaire (aussi valable pour la sortie à vélo samedi matin) disponible via ce lien.

Un stand 200 Magazine sera présent au cours de l'après-midi, sur lequel vous pourrez souscrire à un abonnement, acheter les derniers numéros parus ou encore des accessoires.

Notre équipe vous fera découvrir le processus de fabrication des vélos Victoire et Distance, de l'état de tubes à un vélo fini, prêt à rouler.

Parallèlement, juste à côté de notre atelier, nous organisons une braderie durant laquelle il sera possible de retrouver des pièces neuves et d'occasion à prix cassés dès 10h.

Vélos anciens comme moins anciens, pédaliers, câbles, pédales, tenues, cassettes... Bref, tous types de produits seront mis en vente.
Notre cadreur Marco, qui possède un stock fourni de produits à brader, sera de la partie.

De 11h à 13h se tiendra un stand de crêpes sucrées (chocolat, confiture, sucre et caramel au beurre salé maison) au prix libre. Pour les personnes vegan ou ne tolérant pas le gluten, de la pâte de sarrasin sera proposée. Nous servirons également du café chaud.

Nous fermerons nos portes à 18h, avant de reprendre le lendemain matin.

Samedi 12 juin

La journée démarrera dès 7h30, heure à laquelle nous nous retrouverons à l'atelier pour préparer la sortie à vélo commune avec un café. Le départ est à 8h, pour 50km de gravel.

L'atelier, ses visites guidées et sa braderie reprendront eux dès 10h.

La sortie :

Il s'agira d'une boucle gravel d'un peu plus de 50km pour 1150 mètres de dénivelé positif qui ira jusqu'aux puys en passant par le plateau de La Serre. Il n'y a ici aucune exigence en terme de rythme ou de temps, cette sortie est ouverte à tout le monde et sera encadrée par notre équipe de manière à ne laisser personne à l'abandon.
Si vous souhaitez télécharger le fichier .gpx (lisible par les appareils GPS) de celle-ci, il est disponible en suivant ce lien.

Nous prions encore ici les personnes souhaitant participer à la sortie à vélo de remplir le questionnaire disponible ici, afin de nous permettre d'organiser au mieux l'encadrement de celle-ci.

Notre stand de crêpes, qui démarrera à 11h pour cette journée de samedi, pourra rassasier les personnes en retour de la sortie à vélo. Nous proposerons (exclusivement aux participant.e.s à la sortie pour des raisons d'organisation) :

  • Une galette salée (Oeuf, fromage et jambon) ainsi que deux crêpes sucrées pour le prix de 10 euros
  • Un verre de cidre au prix de 2 euros.

Pour le public n'ayant pas participé à la sortie à vélo, des crêpes sucrées seront ensuite proposées à prix libre de 15h à 18h.

Un stand 200 sera présent au cours de l'après-midi.

La journée se terminera enfin à 17h.

Si vous avez des questions au sujet de ces portes ouvertes, de la sortie à vélo ou du ravitaillement, n'hésitez pas à nous contacter !


Les passages internes Victoire

Suite à l'enthousiasme généré par la proposition d'un article basé sur nos passages internes, nous vous présentons cet article de blog qui vous révélera tout sur ceux-ci, de leur fabrication à leur l'entretien.

La grande majorité des vélos Victoire sont équipés de passages internes. Ceux-ci, en plus d'épurer la ligne du vélo, permettent de protéger les câbles et gaines. Ils sont également intéressants pour les voyageurs car ils permettent d'éviter aux sacoches de s'appuyer dessus et de détériorer la finition du vélo par frottements répétés.

Les passages internes sont réalisés au cas par cas. Tout comme les tubes, leur longueur varie selon les projets et les géométries qui découlent des études posturales. De plus, selon l'équipement qui sera installé, leur nombre peut varier.

Le conduit est donc coupé sur mesure, puis cintré pour épouser parfaitement l'interstice dans lequel il sera brasé par la suite.

Les tubes sont percés partout où il sera nécessaire de faire entrer et sortir la câblerie. Ces perçages sont ensuite nettoyés et ébavurés.

Les conduits sont alors placés dans les tubes. Les cadreurs s'assurent que ceux-ci soient suffisamment éloignés les uns des autres et des parois des tubes, afin d'éviter qu'ils ne fassent du bruit lorsque le Victoire viendra à vibrer.

Il arrive également que deux passages internes soient brasés entre eux et solidaires à l'intérieur du tube, encore pour éviter des éventuels bruits de vibration.

Du flux est appliqué là où se feront les brasures. Il permet une bonne accroche de l'alliage d'apport, qui dans notre cas est le laiton (pour l'acier) ou l'argent (pour l'inox).

Se réalisent ensuite les brasages des conduits aux tubes afin de les fixer dans leur position définitive.

A ce stade de la pose des passages internes, le conduit n'est pas encore biseauté. C'est ce biseautage, réalisé juste après le nettoyage des brasures, qui permet à la gaine de venir tomber dans le passage interne sans être pliée ou sans risquer d'être sectionnée par le conduit. Cela permet également, si la gaine est brutalisée ou arrachée, de ne pas endommager le conduit ou le cadre.

Voici un passage interne juste avant le biseautage du conduit.

Le biseau est réalisé à l'aide d'un tank. Les brasures sont enfin nettoyées et polies à la main par le cadreur. A la fin de cette étape, le passage interne est brasé et nettoyé, prêt à recevoir la câblerie.

Cette étape est à répéter deux fois pour chaque passage interne présent sur le vélo, à l'entrée et à la sortie du conduit.

L'installation ainsi que le démontage de nos passages interne ne présente rien de complexe. Pas besoin d'aimant, pas besoin de fil : le conduit s'occupe de guider la gaine d'un côté à l'autre du cadre.

Le sujet des impuretés pouvant pénétrer dans les passages est une question qui nous a été posée plusieurs fois. Le système que nous utilisons est un emboîtement de trois tubes : les conduits se situent dans les tubes du vélo, et dans ces mêmes conduits se situent les gaines. Même si des impuretés pénètrent dans les conduits, cela n'affecte en rien le fonctionnement de la mécanique car rien ne peux s'introduire dans les gaines. Un simple nettoyage des conduits peut donc être effectué de temps à autres.

Il s'agit ici donc bien d'un plus en terme de longévité car le conduit placé à l'intérieur du tube offre une protection supplémentaire à la gaine.


Entretien avec Rodolphe, l'homme derrière Helmut Equipement

Rodolphe Pasciuto est un des principaux partenaires de Victoire. Nous avons choisi de travailler ensemble pour offrir aux clients Victoire et Distance plusieurs ensembles de bagagerie haut de gamme. Ces bagages sont bien-sûr, fabriqués en France, à Chambéry où Rodolphe a installé les ateliers Helmut Equipement.

Rencontre avec celui qui est plus qu’un partenaire.

Bonjour Rodolphe, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis architecte de formation et passionné de couture depuis l’âge de 11 ans. En 2013, j’ai quitté l’univers de l’architecture pour des raisons éthiques et morales, en rapport avec la façon de construire sur le territoire aujourd’hui. 

Pratiquant du VTT depuis l’enfance, j’ai eu l’opportunité de passer vététiste professionnel, en enduro, petit à petit. Je réalisais des vidéos d’aventure VTT enduro pour Vaudé. En 2014, j’ai commencé à être sponsorisé, en 2015 j’étais payé pour rouler.

Après trois ans d’aventures à VTT, j’ai eu un petit garçon. A sa naissance, je me suis posé la question de savoir si je voulais continuer à voyager tous les mois comme avant. La réponse était claire : j’avais envie d'une situation plus pérenne, et qui puisse nous faire vivre correctement, dans une environnement professionnel sain, et qui me permette de rester à la maison pour le voir grandir.

Il fallait que je trouve une solution. 

Rodolphe
Mes premiers dessins de sacoches datent de 2015. Avec mon expérience de cyclotourisme et de bikepacking, je voyais ce que je pourrai faire. Et pour voyager à VTT et réaliser mes films, j’en avais besoin.
Rodolphe

Mais comment t’es venue l’idée de fabriquer des sacoches de vélo ?

Depuis 2010, on fait du voyage à vélo avec Carole, ma compagne, en purs cyclotouristes, avec sacoches latérales, popotte, etc. Déjà à cette époque avait mûri l’idée que, puisque je savais coudre depuis le collège, je pourrais nous faire nos propres sacoches.

Comme Vaudé, mon sponsor principal, ne proposait pas de sacoches à l’époque, je m’en suis fabriqué. Je n’avais pas vraiment le choix puisque je ne pouvais pas être vu sur les vidéos Vaudé avec des sacoches d’une autre marque outdoor !

En 2016, j’ai montré mes toutes premières sacoches au Concours de Machines d’Ambert, sur le vélo de Jolie Rouge Cycles.

En 2017, j'ai lancé la première gamme Helmut et lancé l'entreprise comme auto-entrepreneur. En 2018, tous mes tournages vidéo ont été repoussés d’un an. J’avais donc au moins douze mois pour faire avancer mon projet.

Il y a quand même un grand pas entre le moment où tu te dis "pourquoi pas faire des sacoches?" et celui où tu te lances dans une entreprise ambitieuse ? Comment les choses se sont-elles déroulées concrètement ?

J’avais un peu d’argent de côté pour acheter une machine à coudre et du tissu. Des copains m’ont hébergé au dernier étage de leur collocation, où j’ai pu me faire un atelier, et j’ai donc profité du temps qui s’offrait à moi pour m’y mettre à plein temps.

Avec Julien Fristch, le créateur des cycles Jolie Rouge, on avait comme projet de faire le concours de machines, lui au vélo, moi aux sacoches. Le jour où on a reçu l’invitation, on s’est dit que ça devenait sérieux ! Julien m’a mis la pression parce que son vélo était dément : je devais donc faire de superbes sacoches !

J’ai été surpris par la facilité d’ouvrage, c’était un peu comme si je continuais l’architecture, en fait. J’ai toujours eu un côté manuel alors la couture c’était très simple. Dessiner un bagage en 2D et en 3D était facile, le décomposer pour faire un patron était facile aussi, et après je devais surtout travailler pour qu’il soit le plus esthétique et fonctionnel possible.

En 2016, il n’y avait personne sur ce marché, sauf Berthoud, alors Quand les gens ont vu arriver Helmut, ça a créé une curiosité.

Et puis, le destin s’est tourné vers moi d’un coup en me présentant tous les gens dont j’avais besoin pour me lancer. Je ne connaissais personne; moi je viens du VTT, et la route, je n’y connaissais absolument rien... je ne m’intéresse même pas au Tour de France !

Au Concours de Machines 2016, j’ai rencontré Julien Leyreloup, de Victoire, et Mathieu Lifschitz, déjà connu dans le milieu avec son blog Manivelle.cc, qui m’a dit : "je pars pour la Transcontinentale Race dans 15 jours, fais-moi une paire de sacoches”. Quand il est revenu de la TCR, emballé, il m’a commandé un kit complet : c’est paru tout de suite dans le magazine 200 et j’ai été un peu dépassé par l’afflux soudain de commandes.

C’est là que j’ai créé la société Helmut, avec l’aide de ma famille pour acheter les matières premières, qui sont évidemment le premier poste de dépense.

Justement, ton choix de tissu est assez particulier, presque radical, en relation avec l’éthique qui semble te guider.

C’est assez difficile, car on ne trouve pas tout en France. Mais il y a deux choses qui me semblent logiques : quand tu dois appeler un fournisseur pour commander des matériaux, si tu peux le trouver à 50 km ou à 500 km de chez toi et qu’il parle français, tu vas le faire. Je ne vais pas me casser la tête à apprendre l’Allemand juste pour acheter des tissus. Sachant qu’en France il y a plein d’entreprises qui fabriquent de la matière première, notamment les tissus que j’utilise, qui sont issus du milieu nautique et fabriqués dans le Nord de la France.

Toute la gamme standard et la gamme actuelle sont faites avec des tissus fabriqués à côté de Lille. Pour des raisons techniques, j’utilise aussi du X-pac, comme pour les bagages qui équipent le vélo Victoire du Chris King Open House.

Certains sont rassurés par le X-pac pour des raisons de robustesse et d’étanchéité, et ça me permet d’avoir un autre design de produits. Ce sont des tissus qui sont fabriqués aux Etats-Unis, alors ça ne me paraît pas toujours très logique. Mais il faut faire des compromis, parfois. La notion de la localisation du produit que tu achètes est très importante pour moi. Est-ce que ce serait logique et durable qu’un Américain achète mes sacoches ?

Rodolphe
Pour faire mes patchs, par exemple, j’ai tapé sur Internet : “broderie Savoie” parce que je voulais aller les chercher à vélo, tout simplement. J’ai trouvé une jeune femme qui a un petit atelier de confection, je les fais chez elle, ça fait trois ans qu’on bosse ensemble, et même si je pourrais sans doute faire des économies, je reste avec elle et j’essaye d’avoir cette démarche pour à peu près tout, même si ça n’est pas toujours simple.
Rodolphe

J’essaye de rester en local au maximum, sauf pour les pièces injectées, les boucles, qu’on ne trouve pas ici. Les sangles sont fabriquées à côté de Saint-Chamond, le sergé aussi. Le caoutchouc tissé, qui s’appelle de l’hypalon, et qui est de la toile de zodiac, est fabriqué sur la frontière belge. Je vais au plus simple. Je n’ai même pas regardé les prix…

Helmut Equipement grandit très vite, quels sont tes objectifs à moyen et long terme ?

J’ai l’impression que plus tu fais de bons produits, plus tu en vends, plus tu peux te développer. Quand je vois l’atelier aujourd’hui, je suis étonné de ce que j’ai : j’ai racheté deux machines à coudre, je commence à avoir un atelier assez dément ! Je me projette sur des machines industrielles que je n’aurais jamais imaginé acheter, on me propose même des partenariats industriels…

Rodolphe
Aujourd’hui, J'en suis à plus de mille bagages réalisés. C’est un développement qui me semble assez incroyable, mais je n’ai pas envie de trop grandir non plus, d’autant que je n’ai pas l’intention de lâcher la production pour être seulement un gestionnaire.
Rodolphe

Ce qui me rassure c’est que les produits plaisent et que les gens s’en parlent. Je ne fais jamais de communication à part des posts sur les réseaux sociaux et une publicité dans 200.

On peut quand même voir sur les réseaux sociaux plusieurs cycliste avec lesquels tu es lancé dans une relation de sponsoring, de partenariat très humains. Comment les choisis-tu ?

J’ai dû faire attention à ça. Comme j’étais pro en VTT, je sais ce que c’est que diffuser une marque et être sponsorisé. Quand j’ai développé Helmut, je voulais trouver des ambassadeurs. Certains me contactaient, j’allais sur leurs réseaux sociaux et si c’était intéressant pour Helmut, je me lançais.

Mais il faut faire la différence entre les vrais projets et les mecs qui t’appellent parce qu’ils veulent faire un voyage à vélo et obtenir des bagages gratuits.

Parmi les projets sérieux, qui sont presque des projets de vie, il y a Gaëlle, qui est venue me voir avant de partir pour un tour d’Europe à vélo. Helmut n’existait que depuis quatre mois. Elle m’a expliqué qu’elle partait faire un tour d’Europe en hiver, en passant par les Alpes, donc sous la neige, et en revenant par le Nord de l’Europe. Elle était architecte et on s’est très bien entendus. Je lui ai donc proposé un prix, qui correspondait, en gros, au coût de la matière première, et je lui ai fabriqué un ensemble de sacoches.

Mathieu Lifschitz, c’était pareil. Il voulait acheter mes bagages, pas que je les lui donne, et qu’on soit dans un vrai échange.

La visibilité, c’est important si tu veux te pérenniser, te développer raisonnablement et te sortir un salaire régulier. Alors j’essaye de faire ça de façon sensée et de choisir les bons ambassadeurs avec la rencontre humaine au centre de tout ça, comme valeur essentielle.

Apropos de rencontre humaine, justement, peux-tu nous parler un peu plus de la collaboration entre Helmut et Victoire, puis Distance ?

Avec Julien Leyreloup, on s’est rencontrés pendant le Concours de Machines 2016. On s’est tout de suite bien entendus parce qu’on a un passé assez similaire, moi avec le VTT et l’architecture, lui avec le BMX et son métier d’ingénieur. Il a tout arrêté pour faire un premier vélo, j’ai tout arrêté pour faire les premières sacoches, nos parcours étaient assez proches. En plus, on s’est tout de suite très bien entendus.

Comme mon objectif n’est pas de faire le tour des entreprises, je n’ai pas eu envie d’aller chercher quelqu’un d’autre. Avec Victoire on a tout de suite collaboré et on propose des bagages sur mesure aux clients.

Pour Distance c’est différent. On voulait proposer une gamme de bagages adaptés à la marque, avec une facilité d’ouvrage propre à la série, en partant de ce que je fabriquais déjà. On a pris du tissu X-pac noir, très fiable, et c’était parti. C’est un partenariat humain intéressant mais aussi un vrai échange professionnel parce que nos clients ont des valeurs similaires.

La fidélité est une notion importante pour moi et je suis fier de cette relation que nous avons tissée entre Victoire et Helmut.


Exploration des hauts plateaux du Vercors en gravel

Xavier, possesseur du Victoire N°417, a récemment parcouru les singletracks du Vercors en compagnie de son frère Aurélien, lui aussi équipé d'un gravel Victoire, et de Nicolas Joly, (un photographe avec lequel nous travaillons fréquemment, et dont vous pouvez retrouver plusieurs photos sur notre site). Cette traversée a fait l'objet d'une parution dans le magazine Bicycle Quarterly édition N°74 (disponible en cliquant ici), dont nous vous avions brièvement parlé sur notre blog il y a quelques semaines.

Voici le récit des aventures de Xavier, Nicolas et Aurélien.

Texte : Xavier d'Almeida
Photos : Nicolas Joly

Xavier
Au mois de septembre, entre deux confinements, j’avais des fourmis dans les mollets. Après un été à sillonner les chemins gravel du Massif Central seul ou avec Julien Leyreloup, j’avais envie de changer de paysages.
Xavier

Mon frère Aurélien, lui aussi heureux possesseur d’un gravel Victoire, a déménagé depuis peu sur le plateau du Vercors, à Villard de Lans, terre d’adoption d’un photographe bien connu de la marque auvergnate : Nicolas Joly. L’équipe parfaite pour une exploration était au complet. Après de nombreuses discussions avec Nicolas, fin connaisseur des lieux, nous optons pour une traversée gravel du Sud-Ouest du Vercors pour finir par la traversée de la réserve des Hauts Plateaux, la plus vaste réserve naturelle de France.

Je connaissais déjà cet endroit pour l’avoir traversé en ski nordique en tractant une pulka. C’est un endroit sauvage peu fréquenté, presque hostile, sans point d’eau ou presque, avec seulement quelques sentiers balisés… et des loups qui vous surveillent du coin de l’oeil. J’avais été vraiment impressionné de trouver leur traces dans la neige au petit matin devant notre cabane, et j’espérais secrètement retomber sur eux en cette fin d’été avec mon vélo.

Impossible de savoir dans quoi on s’embarquait. Environ 130 kilomètres de gravel, un point d’eau, entre 2200 et 3000m de dénivelé, un revêtement inconnu dans sa plus grande partie… Telles étaient les rares données en notre possession.
C’était l’aventure qu’il nous fallait pour une journée intense. Après un premier court aperçu de certaines zones quelques semaines plus tôt, nous étions sûrs que cette sortie serait épique. Pas besoin d’aller très loin pour trouver l’aventure : l’inconnu attendait des des membres du trio au pied de leur porte. Et moi je n’avais qu’à sauter dans le train de Paris, mon Victoire sous le bras.

Le récit de cette journée vient de paraître dans l’édition Hiver de l’excellent magazine « Bicycle Quarterly » de Seattle, racontée en anglais par Nicolas Joly qui sait décidément tout faire. En voici une version plus courte, plus orientée sur mes sensations au guidon de mon cher Victoire Chris King, le vélo le plus éclectique que j’ai jamais roulé.

Le rendez-vous est donné à 6h du matin, au sommet des Gorges de la Bourne, une route sinueuse entre deux falaises. Il fait frisquet et pour ranger nos affaires (ainsi que la nourriture bien nécessaire de la journée), Aurélien et moi sommes équipés de sacoches Helmut Equipement, le partenaire bagages de Victoire. Si le rendez-vous est très matinal, c’est parce que nous ne savons pas bien à quelle sauce vont nous manger les sentiers herbeux et les anciennes voies romaines défoncées du Vercors…

Très vite, l’aventure commence. Surtout pour moi. Ma lampe décide de me jouer un tour et me voilà forcé de me caler entre mes deux camarades pour profiter du rayon des leurs.

La stabilité de mon vélo m’émerveille et les sensations sont étranges. Je ne vois que le rayon lumineux de Nicolas et le parapet à ma droite, qui semble appeler ma pédale. Moi qui ne suis pas un grand descendeur, je me laisse porter par les trajectoires de Nicolas, j’ai l’impression de flotter dans l’obscurité. Je m’en souviendrai longtemps.

Xavier
Le soleil se lève doucement sur les parois, la brume nappe les champs d’une épaisseur cotonneuse et les étoiles ressortent sur un bleu d’aube fabuleux. Nous avons tous le sourire aux lèvres, comme une belle bande d’inconscients.
Xavier

Une fourche et nous laissons la route la plus fréquentée de la journée (au moins deux voitures croisées, un scandale !), pour remonter vers Saint Julien en Vercors dans un décor assez féerique. Après encore quelques kilomètres de route, nous attaquons ce que nous étions venus chercher : le gravel.

La piste qui monte au col de Carri est raide, rendue glissante par la rosée du matin, et nous avançons lentement. Je suis toujours sous le charme de la réactivité de mon cadre. Les crampons de mes pneus sont d’une aide précieuse, autant que mon énorme cassette Eagle, dont les derniers crans me permettent de garder un pédalage souple dans le dur. Et je me félicite d’avoir passé autant de temps sur mon VTT pour garder l’équilibre sur cette pente ponctuée d’énormes bûches !

Passé ce point de vue impressionnant, les choses se corsent. Single roulant, puis montant, puis technique avant une descente enduro, un de nos rares mauvais choix du jour.

La disposition anarchique et le tranchant des cailloux taillés comme des pointes de flèches du Néolithique ont raison d’un de nos pneus, mais j’avoue apprécier ce petit exercice technique. Ma peinture en portera quelques cicatrices, mes bras aussi. Heureusement l’acier de ma monture absorbe une partie des chocs, comme mes larges pneus sous-gonflés.

En bas, nous attend une nouvelle piste roulante avant une montée magnifique et raide au milieu des bois. L’ancienne route fait parfois apparaître son goudron entre deux plaques de mousse.

Comme le dit Nicolas dans son article, on se croirait dans un conte de fées.

D’ailleurs, surprise, au détour d’un virage nous attend une petite bicoque équipée de l’unique point d’eau du jour et… de très pratiques et propres toilettes sèches ! L’endroit rêvé pour une pause pique-nique.

Nous en sommes à 50 kilomètres, sereins, croyant que cette échappée serait plus facile que prévue.

Mais ce qui nous attend est effrayant. Passé le col, nous voilà dans l’ancienne voie romaine du Col de Rousset. Pentue, caillouteuse, on se fait sacrément balader sur cette voie tranchée à vif dans la falaise. Tout est vertigineux ici même les sensations, incroyables. Mes pneus de 47 font merveille, je me sens à l’aise et me réjouis encore de la versatilité de mon Victoire.

Après une petite remontée routière, nous passons la station de ski du col de Rousset, fantomatique en cet été finissant. Devant nous se dresse un mur herbeux qui monte pendant près de deux kilomètres, tout droit dans la pente, à près de 20 %. Braves bougres, on tente le coup jusqu’à ce que la gravité nous rattrape et nous force à pousser pendant près d’une heure, le long de ce raidillon puis, hors-piste dans les bois sur un revêtement instable, jusqu’en haut des pistes. Épuisés, nous n’avons avancé que de quelques kilomètres en une heure.

Seule la vue sublime qui s’offre à nous adoucit la légère inquiétude qui point sous nos casques. On le voit le Grand Veymont, là-bas, au loin, et il va falloir passer à son pied avant d’entamer la descente vers Villard de Lans !

Je connais ce coin en ski nordique, mais aussi à VTT. C’est le début d’un incroyable single descendant le long des balcons du Glandasse. Des souvenirs de glisse et de dérapages surgissent et me donnent encore envie de revenir…

En fait de glisse, nous allons nous retrouver sur un terrain cahotique qui ne nous épargnera, rien, surtout les épaules, les bras et les cuisses. Nos organismes déjà largement entamés, peinent à parcourir le moindre mètre. Chaque ligne droite sans un faux plat interminable dans ce désert de roches et de prairies ponctué de rares pins. On s’imagine presque être les futures proies des grands rapaces qui tournoient au-dessus de nous, ou des loups si on ne parvient pas à s’en sortir avant la nuit ! Le délire guette à mesure que les réserves s’amenuisent. Pas d’ombre, pas d’eau jusqu’au miracle d’un abreuvoir devant le dernier refuge de la réserve. Il faut bien l’avouer, malgré nos GPS, on est presque complètement perdus.

La réserve des Hauts plateaux n’offre qu’une piste où les vélos sont autorisés, à condition de ne pas être électriques. Mais les indications sont très rares et le paysage ne permet pas de s’accrocher à des points de repères. Nous voilà donc à pousser, rouler en cahotant, pousser, souffler, remonter en selle pendant de longs kilomètres.

Comme l’écrit Nicolas, chaque regard posé sur nos GPS est désespérant, nous n’avançons pas d’un pouce. Cette portion est le seul endroit du parcours où l’on regrette nos VTT au moins semi-rigides. Les trapèzes s’en souviendront quelques jours...

Et puis soudain, une petite sente part dans les sapins au pied du Grand Veymont. La pente est douce, mais descendante. Les sourires reviennent, l’occasion de constater que nos dents n’ont pas été déchaussées dans les chaos. Nous retrouvons les pistes de ski de fond que Nicolas sillonne en hiver, lui l’ancien champion de ski nordique.

Le terrain est plus soyeux, nos vélos reprennent du poil de la bête en même temps que nos muscles, et la vitesse s’en ressent.

Il reste trente bornes dans le jour déclinant qui donne une lumière fabuleuse comme décor à la merveille de route abandonnée qui remonte au-dessus de la vallée. Un dernier col routier vers Bois Barbu et c’est la descente vers notre point de départ.

Il nous reste juste assez de gaz et de volonté alcoolique pour remonter en haut du village savourer une bière chez Nicolas, une bière au goût d’aventure et d’amitié. La recette parfaite pour une journée qui ne s’oubliera pas de sitôt !

Vous pouvez retrouver l'article porté sur le Victoire N°417 de Xavier en cliquant ici, ou en cliquant sur sa miniature en bas de l'article !

Entre pur VTT, route, gravel roulant, montées cassantes, mon Victoire m’a encore une fois enchanté par sa polyvalence. Il semble armé pour chaque revêtement et c’est exactement ce que je recherchais lorsque je me suis rapproché de Julien la première fois : un vélo capable de m’emmener sur des parcours cross-country, de me faire accélérer quand le bitume vient remplacer les graviers, bref, de me sentir libre à son guidon. Sur cette aventure vercoraise, pas de doute : soumis à des conditions assez extrêmes pour un gravel, il a plus que rempli sa mission !


La peinture chez Victoire

Chez Victoire, nous sommes attachés à l'idée de pouvoir réaliser un projet de bout en bout. C'est la raison pour laquelle nous disposons de notre propre cabine de peinture, dans laquelle sont désormais peints tous les vélos Victoire disposant de notre nouvelle identité graphique.

Cela nous permet d'avoir une continuité dans le processus de réalisation mais également d'accompagner le client dans ses attentes jusqu'à l'aboutissement final du projet. Enfin, nous avons de ce fait la possibilité de produire des peintures selon la manière dont nous l'entendons, de choisir les meilleurs produits et de consacrer à ce travail le temps qui lui est nécessaire.

Tout d'abord, fin 2018, Julien réalisa un stage de formation chez Coale Coatings, référence européenne en terme de peinture de vélos au terme duquel il réalisa la peinture du Victoire N°376. Suite à cela, Victoire réalisa un investissement important soutenu par la NEF, banque éthique finançant uniquement les projets bénéfiques au niveau social ou environnemental. C'est alors l'acquisition de notre outil de peinture. Enfin, le tout premier vélo peint dans cette cabine ne fut autre que notre vélo primé pour le Concours de Machines 2019.

Depuis lors, nous intégrons progressivement la peinture dans nos ateliers, parallèlement à une montée en puissance de notre production.

Que ce soit pour un cadre, une fourche ou une potence, tous arrivent à l'étape de l'apprêt une fois que le travail de polissage des cordons et de traitement du cadre est complètement achevé, de manière à démarrer d'une base propre afin que le rendu final soit optimal.

Ici, Julien ponce l'apprêt appliqué sur le cadre dans le but d'obtenir une surface d'accroche pour recevoir les prochaines couches de peinture et de vernis.

La peinture se déroule sur de nombreuses étapes qui doivent être réalisées avec minutie. Voici le procédé général mis en place pour la réalisation d'une peinture Victoire :

  • Le cadre est tout d'abord dégraissé, puis poncé à la main pour réaliser une accroche mécanique pour la couche d’apprêt, puis est ensuite de nouveau dégraissé.
  • Application d’un apprêt époxy qui supprime le risque d’apparition de rouille.
  • Application d’un apprêt 2K garnissant pour homogénéiser l’état de surface.
  • Ponçage de l’apprêt pour obtenir une surface d’accroche parfaite pour l’application de la peinture.
  • Application des différentes couches de peintures et de masquages pour obtenir le rendu final.
  • Application d'une première couche de vernis protectrice.
  • Dépolissage de la couche de vernis pour réaliser l’accroche de la couche de vernis de protection.
  • Application de la couche de vernis de finition, brillante ou matte.

Julien sélectionne ses peintures et réalise sa préparation de vernis en fonction du projet et de la finition souhaitée.

Un travail de masquage est ensuite réalisé pour couvrir les zones qui ne seront pas peintes sur le vélo : Plaque numérotée, inserts...

Cette étape permet également de d'obtenir les graphiques présents sur le rendu final.

Le masquage, permettant de peindre ou de ne pas peindre une zone du cadre, sert aussi bien à préserver les zones non peintes du vélo qu'à réaliser les graphismes sur celui-ci.

Ici, Julien réalise des masquages vinyliques pour la réalisation des graphismes du Victoire N°465. Ceux-ci sont également imprimés et préparés dans notre atelier.

Viennent ensuite les différentes couches de peinture et vernis qui vont apporter le rendu désiré au vélo. Ces différentes passes sont rythmées par l'ajout ou le retrait des stickers pour faire apparaître les motifs désirés.

Certaines réalisations sont plus complexes que d'autres. Par exemple, le Victoire N°455 de Marco aura demandé 8 couches de peinture afin d'arriver au résultat final.

En plus du cadre, il est possible de mettre en peinture les garde-boue du vélo. Cela permet de les intégrer à l'ensemble et d'épurer la ligne visuelle de celui-ci.

Le Victoire N°217 de Claire est un bon exemple de tout ce qu'il est possible de faire en terme de finition. Ayant récemment été repeint dans nos locaux, il présente notamment un dégradé géométrique, deux teintes changeant avec la lumière, de nombreux petits détails graphiques et enfin plusieurs couches de peinture incolores chargées en paillettes.

Sa peinture réagissant à la lumière, ses paillettes et son vernis brillant rendent la peinture du vélo de Claire résolument expressive et vivante.

Chaque cadre Victoire, en acier ou en inox, est fabriqué en utilisant exclusivement des zones de contacts en inox. Ainsi, pattes de cadres, inserts de porte-bidon, coupelles de renfort de douille de direction sont usinés en inox et brasés sur le cadre. Les surfaces de contact sont ensuite poncées et polies après le travail de peinture de manière à laisser la zone de contact nue, et ainsi de limiter le risque d’abimer la peinture lors du montage ou lors d’une chute, comme sur l’extérieur des pattes.

Ici, les zones de contact sont nues afin de préserver la peinture du vélo, toujours dans le but de proposer des finitions durables dans le temps.

Nous sommes actuellement en train d’élaborer un catalogue de couleurs spécifiques, ainsi que différents schémas de peinture exclusifs, que nous vous dévoilerons petit à petit sur le site internet.
L’équipe Victoire vous offre également la possibilité de la surprise totale lors de la livraison de votre Victoire. Indiquez nous simplement trois mots pour décrire votre nouvelle peinture et nous vous réaliserons une peinture unique correspondant à la fois à vos attentes et à l’esprit Victoire.

Photo par Nicolas Joly

La possibilité de réaliser nos propres peintures est relativement nouvelle pour l'équipe Victoire. Nous approchons petit à petit ce domaine vaste qui constitue un métier à part entière, en n'hésitant pas à expérimenter toujours et encore pour perfectionner notre savoir-faire.

L'équipe Victoire vous dit à bientôt, nous ne manquerons pas de vous partager nos dernières réalisations !


Victoire dans les éditions de 200, Bicycle Quarterly et Peloton Magazine de ce mois-ci !

Rien de tel qu'un peu de lecture riche en belles images pour démarrer l'année !

Nous avons eu le plaisir de découvrir que Victoire apparaissait dans les magazines 200 n°27, Bicycle Quarterly n°74 et enfin dans la dernière édition de Peloton Magazine. Au programme, vous retrouverez comme habituellement chez ces trois références de la presse cycliste : de la route, du bikepacking, du voyage, des paysages, de belles montures et bien d'autres choses encore.

Matthieu Lifschitz, dont vous nous parlions il y a peu dans notre article "Des nouvelles de Manivelle", apparaît au guidon de son compagnon Gaby en couverture du magazine 200, édition hiver 2020 - 2021. Sa seconde monture Woody est également visible dans une sortie spéciale ou cintres et rames vont de paire. On aperçoit aussi le Victoire du rédacteur en chef Alain Puiseux au cours d'un reportage, et le Victoire de Foucauld à l'occasion d'un voyage au départ d'Italie en dix étapes. Et pour finir, Soph' termine ce numéro 27 avec une BD faisant un clin d'oeil à Victoire!

A l'intérieur du N°74 de Bicycle Quartery, vous retrouverez Xavier et son Victoire 417 à l'occasion d'un tour du Vercors sur des chemins engagés au dénivelé rude. Bicycle Quarterly met également à l'honneur l'artisanat français avec une reportage sur une splendide machine de piste fabriquée par René Herse en 1967.

Enfin, ce premier janvier, Peloton Magazine a paru un article porté sur Victoire à l'occasion de ses dix ans. Le texte et le choix d’images de Nicolas Joly dépeignent habilement Victoire ainsi que son histoire et sa visée. Enfin, vous pourrez y lire quelques lignes sur l’association des artisans du cycle ainsi que sur notre marque annexe, Distance.

L'atelier Victoire est présenté en mots et en images par Nicolas Joly.

Photo par Nicolas Joly

200 sera disponible dans les jours à venir dans les meilleurs kiosques de France. Vous pouvez également le commander sur le site de 200 ou même vous abonner en cliquant ici.

Bicycle Quarterly étant un magazine américain et donc introuvable en kiosque, vous pouvez vous abonner ici - Il en va de même pour Peloton Magazine auquel vous pouvez vous abonner ici.

L'ensemble de l'équipe Victoire vous adresse ses meilleurs voeux pour l'année 2021 !


Notre entreprise est désormais membre du programme 1% for the planet.

Notre entreprise vient d'intégrer le programme 1% for the planet. Nous vous expliquons ici tout ce qu'il faut savoir à ce sujet.

Le programme 1% for the planet est une organisation à but non lucratif qui a été fondée en 2002 par Yvon Chouinard, le fondateur et propriétaire de la marque Patagonia, ainsi que par Craig-Matthews, l'ex propriétaire de Blue Ribbon Files. Ils ont créé l'organisation 1% for the planet dans le but de faciliter la réunion d'entreprises désireuses de participer à cette démarche.

Ici, en plus de l'acte de donation contribuant à la préservation de notre écosystème, le but est de prouver qu'une entreprise peut tout à fait être florissante et actrice d'un investissement écologique.

Enfin, cela permet de faciliter la démarche de dons environnementaux aux entreprises car l'organisation regroupe des associations agréées qui ont prouvé leur implication sur le plan écologique.

Concrètement, les entreprises participant au programme acceptent de délivrer 1% de leur chiffre d'affaires (qu'il soit bénéficiaire ou non) aux associations partenaires de l'organisation, qui portent un véritable engagement écologique et durable.

Notre adhésion à cette association vient renforcer notre démarche visant à réduire l'impact écologique de notre production. Que ce soit pour Victoire comme pour Distance, notre désir est de produire des vélos durables dans le temps en réduisant au maximum notre impact écologique. Pour cela, nous mettons en place plusieurs dispositifs :

  • Notre fournisseur principal de tubes est Columbus, située en Italie à environ 600km de notre atelier
  • La totalité de notre production est conçue, usinée, soudée, polie et assemblée dans nos ateliers, à Beaumont. La peinture des vélos est réalisée dans nos locaux (pour Victoire) ou localement (pour Distance), à 10km de notre atelier. Cette proximité entre les différentes étapes nous permet à la fois d'être réactifs et de limiter fortement l'utilisation de transports carbonés.
  • Nous ne produisons que ce que nous vendons. Nous n'avons aucun stock, et chaque produit Victoire ou Distance entre en fabrication qu'une fois vendu. Cela nous permet donc de ne pas produire inutilement.
  • Conscients de l'importance du caractère durable de nos vélos, nous garantissons à vie pour le premier propriétaire chaque cadre sorti de nos ateliers.
  • Nous alimentons notre atelier par le fournisseur d'énergie ENERCOOP', coopérative proposant une énergie propre et renouvelable, reconnu comme fournisseur “vraiment vert” par Greenpeace.

Cette intégration nous réjouit et prolonge donc notre désir d'engagement !

Retrouvez le site web de l'association via ce lien

Retrouvez la liste des associations agréées par 1% for the planet via ce lien

Retrouvez la liste des entreprises françaises participant au programme 1% for the planet via ce lien

Cette intégration ainsi que nos autres prises de positions sur le sujet répondent à notre humble désir de proposer une solution responsable et moderne à l'actuelle industrie du cycle. Bien-entendu, beaucoup de démarches restent à mettre en oeuvre, et nous sommes ouverts à toute proposition nous permettant d'avancer dans ce sens. Pour cela, n'hésitez pas à prendre contact avec nous et même à venir nous rencontrer (lorsque cela sera de nouveau possible), nous vous accueillerons avec plaisir !


Des nouvelles de Manivelle

Matthieu, également connu sous le nom de Manivelle, est graphiste, directeur artistique du magazine 200, ambassadeur Victoire, mais surtout passionné de longue distance ainsi que de cyclisme en général. Nous travaillons en étroite collaboration avec lui depuis plusieurs années, tant au niveau graphique que sportif.

Matthieu possède deux fidèles compagnons de route Victoire, Gaby et Woody, qui l'ont accompagné dans de nombreux périples. Tous les trois ont vécu une année pleine d'aventures et de défis.

En cette fin d'année et à l'occasion de la mise à jour de notre site incluant les vélos de Manivelle, nous souhaitions vous apporter aujourd'hui des nouvelles de ces trois compagnons.

Voici donc un compte rendu de la saison 2020 vue à travers les yeux de Matthieu, Gaby et Woody.

La saison 2020 et l'arrivée de Gaby

Malgré les contraintes sanitaires, avec un peu d’organisation et en misant, il faut le dire, sur ma bonne étoile, la saison 2020 s’est passée bien mieux que ce qu’elle ne laissait présager.

J’ai pu participer à quatre épreuves majeures de longue distance qu'elles soient appelées ultra distance en autonomie complète, bikepacking race, ou randonnées au long cours chronométrées. 

L’arrivée de Gaby a changé la donne.

Au fil des vélos que Victoire m’a mis à disposition pendant les années précédentes, nous avons pu élaborer pour ce dernier une machine convenant parfaitement à ma pratique et mon physique, ainsi qu’adapter l’équipement en conséquence. Le résultat fut sans appel : j’ai tout de suite ressenti une bien meilleure efficacité lors de ma dernière Transcontinental Race en 2019 où j’ai pu passer sans encombre et dans les temps de course tous les parcours montagneux.


Fort de cette première impression j’ai eu à cœur de m’entrainer et progresser dans ce sens pour la saison suivante. Et rien de mieux que de se jeter dans la gueule du loup pour se confronter à ces difficultés : j’ai choisi en 2020 trois épreuves de grimpeurs ainsi que le traditionnel Born to Ride pour garder l’endurance entre ces aventures.

La route du diable

1426 km / 21382 m. D+ / Temps total : 117 h / classement : 18 ème

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot de Matthieu de la route du diable

Photo par Manivelle

Ce fut l’objectif après le premier confinement. Une sorte de revanche à prendre sur un début d’année tronqué.

J’avais comme objectif assez flou de faire une belle randonnée sans trop savoir à quoi m’attendre avec ce dénivelé positif brutal et constant. L’entrainement est une chose mais ne reflète jamais vraiment la réalité.
 Ce fut le bon déclic. Tout s’est passé à merveille. 
Malgré un départ chaotique où j’ai mis du temps à trouver mon rythme, tout s’est régulé comme par enchantement, les monts, les départements et les bivouacs se sont enchainés avec douceur, précision et conviction. Gaby n’a pas sourcillé, rien, il s’est fait discret et fidèle tout au long de ces incessantes ascensions et arriver dans une relative bonne forme au terme de se challenge me galvanisa pour la suite de la saison.

Born to ride 2020

1162 km / 12330 m. D+ / Temps total : 97 h. / Pas de classement sur cette épreuve

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot de Matthieu de la born to ride 2020

Photo par Manivelle

Il était question ici de confirmer ce que j’appellerai « un rythme de croisière ». Je savais déjà ce qui m’attendait pour la fin de saison et j’ai appréhendé cette édition comme un foncier géant. 
Bien entendu tout ne fut pas si simple et quelques pièges topographiques bien sentis sur le trajet ont pimentés cette traversée française. 
Ici aussi, la fiabilité de Gaby fut déconcertante, c’était à se demander où était la blague mais il n’y en avait pas, tout allait bien ! J’ai pu me concentrer sur ce que j’avais à faire et profiter pleinement de la route et des rencontres avec les participants.

Les 7 majeurs

367 km / 10 533 m. D+ / Temps total : 40 h. / Grade « Maitre » validé (Moins de 48 h. sans assistance)

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot des 7 majeurs de Matthieu

Photo par Manivelle

Pour le n°26 de 200 Magazine, actuellement en kiosque, avec Alain Puiseux et son fils Benjamin, nous nous sommes élancé à l’assaut de cet incroyable challenge.

Ici la difficulté semble évidente : Il n’y a pas de répit.
 Nous sommes dans la haute montagne, sans échappatoire. La seule option disponible pour souffler est la descente et ce n’est pas anodin.
 S’il faut certes un vélo adapté à grimper avec aisance les longs cols de montagne de part sa géométrie, ses matériaux, son poids et son équipement adéquat, il faudra que la machine se comporte aussi bien en descente si l’on espère récupérer un minimum avant le col suivant.


Pour ça, Gaby sait y faire également. Vif, stable et bien posé sur ses pneus de large section, il enchaine les lacets sans surprendre, avec précision, permettant ainsi de souffler tout en prenant un malin plaisir à faire monter les km/h en toute sécurité sur ces pentes sans fin.

Si nos cols français, larges, somptueux, sont des lieux époustouflants et souvent chargés d’une histoire mêlant la sportive et l’historique, je dois avouer que ce sont les cols italiens qui m’ont le plus émus.

Ayant choisi comme point de départ Briançon, ces cols s’attaquent en fin de première journée avant de refaire la bascule en France le lendemain en fin de matinée. Parcourir ces minuscules routes endommagées aux lueurs rasantes vous transporte, vous téléporte dans une histoire où la réalité fleurte avec le mythe.

The Two Volcano Sprint

1072 km / 22467 m. D+ / Temps total : 103 h. / classement : 26 ème

Cliquez ici pour accéder à la trace Komoot "the two volcano sprint" de Matthieu

Photo par Manivelle

C’était LA course de l’année. C’est un peu comme si tout ce que j’avais préparé pendant la saison devait se concrétiser ici.

Le niveau des pilotes internationaux était dingue, la topographie redoutable, le cut off exigeant. Il est encore un peu tôt pour raconter tout ce qui s’est passé pendant la course et un article dédié sera disponible en janvier dans le numéro 27 de 200 Magazine.

Ce que je peux en dire sur un aspect technique, c’est que la saison fut close avec brio, et je peux affirmer fièrement que Gaby a su m’emmener sans aucun pépin mécanique et me faire progresser là où je le souhaitais, déplaçant encore une fois le curseur des possibilités pour la saison 2021 qui est déjà potentiellement bien remplie de rendez vous exaltants !

Retrouvez le récit complet de Manivelle au sujet de la Two Volcano Sprint sur le site de café du cycliste en cliquant sur ce lien !

Manivelle
Au fil de ses épreuves et des entrainements qui les ont précédées, Gaby a su confirmer ses qualités et affirmer qu’il répondait bien au cahier des charges de notre vision d’une randonneuse sportive all road.
Manivelle

S’il est bien difficile de décrypter l’alchimie qui fait un vélo aussi polyvalent il y a tout de même quelques pistes.

  • Forcément, « le coup de crayon » à la conception. Savoir comment developer une géométrie dynamique, rassurante et prévisible tout en restant joueuse, ça ne s’invente pas, de même que le savoir faire du cadreur qui va concrétiser à la soudure les plans rêvés.
  • Bien choisir son acier est aussi important. Si j’avoue avoir beaucoup d’amour pour l’inox, j’ai pu constater sur le Véloce que j’ai également à disposition tous les avantages du Columbus Life dont gaby est aussi principalement composé. C’est un acier léger, plus facile à emmener que l’inox, doté de propriétés mécaniques proche du chamanisme. La manière dont la machine vous rend ce que vous lui donnez est déconcertante, comme une inertie constante, un pacte d’un donné pour un rendu. C’est une sensation absolument satisfaisante que de savoir que chaque effort entamé aura une incidence positive.
  • Les possibilités de fixations sont aussi bénéfiques. Gaby a été pensé pour l’aventure, et c’est sans complexe qu’il arbore une fourche à inserts, des fixations pour les sacoches de cadre, d’outils et même un garde boue qui n’est pas du luxe lorsque vous passez nuit et jour sous la pluie à lutter contre un chronomètre… Tous ces éléments annexes trouvent ainsi leurs places naturellement sans excès de sangles ou d’éléments mal arrimés qui pourraient s’avérer très agaçants au fil des kilomètres. Chaque chose à sa place. Et des soucis en moins.
  • Les composants aussi jouent leur rôle dans cette extrême polyvalence. Un cintre large et confortable, des périphériques fiables et d’excellente qualité, un choix de transmission éprouvé et simple à entretenir sont des éléments de grandes valeurs sur lesquels il serait dommage de passer avec trop de légèreté.
  • Les roues, un montage artisanal maison haut de gamme, léger et robuste, sont aussi de bonnes alliées. Grâce au dégagement du cadre, elles me permettent un large panel de sections allant du pneu lisse aux larges crampons me laissant la possibilité d’adapter mes gommes aux terrains principalement rencontrés. Leur fiabilité n’a jamais été mise en défaut, une réussite.

Je pense que la meilleure preuve de ces choix judicieux est que je n’ai absolument rien changé depuis sa naissance. Je n’ai fait que remplacer des pièces d’usure comme le plateau, la cassette ou la guidoline, des affaires courantes en somme !

Manivelle
Bien entendu, Woody n’est pas non plus resté à la cave. Initialement conçu comme mon vélo « à tout faire » il a su trouver sa place dans une pratique plus orienté loisir.
Ces multiples inserts, sa fourche « maison » quasi indestructible et son matériau en Inox en font une formidable randonneuse tout terrain qui semble ne craindre rien ni personne.
Manivelle

Chaussé de roue en 650 et pneus à crampons, je l’emmène un peu partout dans ma région, chargé de mes sacoches low rider pour des bivouacs sous tente 4 étoiles. 
Mais aussi et très récemment pour une première en Bikerafting. Une pratique assez curieuse qui consiste à transporter sur un des racks un ensemble gonflable raft / pagaie / matériel de sécurité, permettant de créer des chemins improbables entre route et descente de rivière en simplement démontant les deux roues du vélo et en l’arrimant fermement sur l’avant du bateau.

C’est une sensation unique que de pouvoir croiser les disciplines et s’offrir des parcours inaccessibles ou des bivouacs en bord de rivière mémorables.
 Cette aventure fut documentée pour le magazine 200 et sera ici aussi disponible dès le mois de janvier !

Prévisions pour l'année 2021

2021 est à notre porte et dans la même dynamique que cette année j’essaye de ne pas me laisser impressionner par les éventuels annulations et reports d’épreuves.

J’ai donc déjà procédé à l’inscription de plusieurs challenges et si le calendrier va s’étoffer au fur et à mesure (et dans la mesure des conditions sanitaires) je serai sur des épreuves encore une fois très excitantes où je ferai de mon mieux pour prendre du plaisir et mettre à profit les progrès réalisés en 2020 :

L'Agenda de Manivelle pour cette année 2021 :

Race Around RwandaFévrier

All Road race Gravel / Tarmac

Reportage 200 Magazine à suivre dans le n°28

-

Three Peaks Bike raceJuillet

Road Race

-

Torino Nice rallyeSeptember

Gravel Challenge

-

The Trans Pyrénées Race No2Octobre

All Road race Gravel / Tarmac

-

Suivant les dates finales ou le report de la TPR, je garde l’option de retourner sur la troisième 2VS :

Two Volcano Sprint 2021Octobre

Road Race with a few gravel traps

2020 se clôt donc comme une année riche en expériences et aventures pour Manivelle, dont vous retrouverez les récits dans le numéro de 200 actuellement en kiosque ainsi que dans les prochains qui paraîtront !

Le récit de la Two Volcano Sprint paraîtra également dans la gazette Café du cycliste.

L'année 2021, elle, se présente comme une feuille blanche que notre trio ne manquera pas de remplir. A bientôt pour de nouveaux récits !


Les fourches Unicrown Victoire

Nous sommes attachés à l'idée d'avoir le maximum de marge de manoeuvre possible lorsque nous réalisons un vélo chez Victoire. C'est cela qui nous permet de pouvoir répondre aux attentes les plus spécifiques et de fabriquer des vélos qui correspondent parfaitement à leurs propriétaires.

C'est la raison pour laquelle nous fabriquons, ici, à Beaumont, nos propres fourches Unicrown. En effet, avoir la possibilité de créer des fourches spécialement adaptées aux projets sur lesquels nous travaillons permet d'ouvrir le champ des possibles. Celles proposées par les fournisseurs ne savent pas toujours répondre aux besoins que nous avons car ceux-ci peuvent parfois sortir de l'ordinaire.

Nous tenions à vous parler plus amplement dans cet article des fourches Unicrown Victoire et de leur intéressant processus de fabrication.

Commençons par définir ce qu'est une fourche Unicrown. Quand on parle d'Unicrown, il s'agit en fait de deux fourreaux qui, à l'inverse d'une fourche à raccord, sont cintrés et viennent se positionner directement sur le pivot. Ce type de construction à l'avantage d'être très solide et présente donc un réel intérêt quand on désire, entre autres, transporter de la bagagerie dessus.

Créer ces fourches nous permet d'avoir pleinement la main sur la géométrie de nos vélos mais également sur ce que nous voulons intégrer à leur fabrication : nombre d'oeillets, freinage, fixation de lampe...

La fabrication se fait en plusieurs étapes. C'est un procédé qui demande minutie et concentration, car un tout petit décalage en début de processus prendra beaucoup d'ampleur et posera problème sur la fin de la réalisation. De ce fait, des opérations de contrôle et de vérification sont appliquées tout au long du processus.

Tout d'abord, les fourreaux sont travaillés de manière à pouvoir s'appliquer sur le pivot de fourche. De nombreux calculs et vérifications sont effectués afin de pouvoir apposer ceux-ci sur le pivot avec la bonne angulation.

Après plusieurs manipulations permettant de placer les fourreaux de niveau, ils sont fraisés pour pouvoir s'appliquer sur le pivot.

Ensuite, c'est au bas des fourreaux d'être travaillés afin d'épouser les pattes de la fourche. Ce sont ces réglages effectués avant le fraisage qui vont créer l'angle de chasse et la longueur de la fourche. A chaque fois qu'un fraisage est effectué, un nettoyage de la coupe est fait avec une ponceuse à bande.

Une fois que la fourche correspond aux côtes souhaitées, elle est ensuite pointée : C'est l'étape durant laquelle toutes les pièces constituant la fourche sont assemblées. Des points de laiton sont apposés pour fixer chaque partie l'une avec l'autre. Ici, une série de contrôles est réalisée afin d'être sûrs que la suite du processus peut être entamé sans erreurs.

On vérifie alors que la fourche reçoit la roue avant comme souhaité et que tout correspond à ce que l'on attend de celle-ci. La fourche est ensuite définitivement soudée.

Une fois que la fourche est faite d'une pièce, celle-ci est travaillée de manière à présenter tout ce qui est nécéssaire selon le projet auquel elle est destinée. Trous de passages pour les câbles d'une dynamo, système de fixation pour le système de freinage, oeillets pour garde-boues, porte bagages ou sacoches latérales, voilà autant de détails qui sont réalisés à ce stade de la production.

Ici, le stade de fabrication laisse place au travail de finition.

Le processus de fabrication ne se termine pas là : La fourche est assemblée et préparée mais il lui reste du chemin à parcourir dans l'atelier avant d'être prête à rouler. Il convient maintenant de s'appliquer à la finition de celle-ci afin d'aboutir à une réalisation finie et prête à l'utilisation.

On s'applique donc à nettoyer celle-ci et à la frotter avec du mirlon, un matériau abrasif rendant la surface uniforme. Ses cordons sont ensuite soigneusement polis, puis un produit est est passé sur la fourche pour protéger le matériau.

Vient alors l'étape de peinture de la fourche. Victoire réalise toutes les peintures des vélos incluant notre nouvelle identité graphique en interne, à l'atelier. Nos fourches Unicrown n'échappent pas à cette règle : une fois que la peinture du projet est validée, la fourche est apprêtée, poncée puis mise en peinture et finalement vernie. Réaliser la peinture de nos fourches et de nos potences en accord avec le reste du vélo permet d'aboutir à une esthétique cohérente et à un travail de finition total.

Voici quelques exemples de nos réalisations venant avec des fourches Unicrown :

Le Victoire N°424 : Le vélo quotidien tout confort de José

Le Victoire N°418 : Le polyvalent Breton de Romuald

Le Victoire N°394 : L'urbain rêvant d'aventure de Georges

Le Victoire N°245 : Le deuxième Victoire du Concours de Machines

Nous espérons que cet article aura su vous intéresser ! De la même manière que nous l'avons fait ici, nous vous présenterons par la suite le processus que nous employons pour la réalisation de nos potences sur-mesure et les avantages que comportent la fabrication d'une potence dédiée à un vélo spécifique. A très bientôt !


Victoire dans "Tout Clermont"

Tout-Clermont est un magazine centré sur l'activité de la capitale Auvergnate. Le cycle, ainsi que tous les bienfaits éco-sociaux qu'il apporte à l'espace urbain, sont mis à l'honneur dans l'édition de ce mois-ci. A l'heure de la dixième année de l'entreprise, Victoire a eu le plaisir de pouvoir partager son savoir-faire et son engagement sur quatre pages du magazine.

A travers l'oeil photographique de Mr Denis Pourcher, nous présentons notre travail, notre implication et notre engagement dans le développement de l'artisanat français. Le journaliste Olivier Perrot raconte dans l'article le parcours réalisé depuis la création de l'entreprise il y a maintenant presque dix ans.

Sur ces quatre pages, le magazine Tout Clermont aborde également la création de notre marque Distance, proposant des vélos "prêt-à-rouler" fabriqués dans notre atelier avec les mêmes procédés et les même critères de qualité que nos réalisations Victoire.

Cette nouvelle édition du magazine Tout Clermont est d'ores et déjà disponible en kiosque. Ce numéro intéressera tous ceux qui affectionnent Clermont-Ferrand, le cycle et toutes les problématiques qui gravitent autour !


Le séminaire de l'automne

Tous les ans, l’équipe Victoire part en séminaire. 

L’année dernière, il a eu lieu en Italie pour la visite des ateliers Mavic, Columbus et Campagnolo. Cette année nous sommes restés en Auvergne. Une sortie VTT de groupe nous emmena dans le Buron du Lac Servières. Au programme, réunion de travail au coin du poêle et nourriture locale. Ce fut l’occasion pour l'équipe de passer deux jours au grand complet, hors du cadre habituel de nos locaux. En effet, l’équipe a récemment intégré trois nouvelles recrues pour dynamiser la production. Ce fut également ici l'opportunité d'apprendre à mieux se connaître.

C’est au petit matin que l'équipe a pris la route, après quelques vérifications mécaniques, et préparation des casses-croutes.

La météo nous avait promis un temps humide. La sortie partait pour être boueuse.

Après avoir parcouru quelques kilomètres entre routes et chemins, nous somme arrivés d’abord dans la forêt de Ceyrat puis dans la Chaine des Puys sur le GR44. Le vent, les flaques et la silhouette des Puys dans la brume nous ont offert un beau panorama d’automne.

Malgré un petit souci de pneu, le froid, la pluie et la boue, l’équipe gardait le moral et nous sommes arrivés en début d’après-midi.